Capsule No 1

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Les maisons de pierre
 
En parcourant les voies de circulation de la municipalité de Saint-Justin, on ne rencontre que deux maisons de pierre, la plus ancienne, Le Sabot, sise au 871, Gagné et qui menace ruine; la deuxième, la maison Louis Gagnon, située dans le village, au 590, Duchesnay. Toutefois, en retraçant l’histoire complète de notre territoire, depuis les tout débuts (1740), on se surprend à découvrir qu’on en a déjà compté 7.
 
Nous voulons tout d’abord faire dans cette Capsule ? 1 une présentation d’ensemble de ces maisons de pierre. Dans d’autres capsules qui seront publiées ultérieurement, nous ferons la présentation de trois d’entre elles, dont une qui n’est disparue qu’en 1989.
 
On attribue à trois maçons la construction de nos 7 maisons de pierre : Antoine Leblanc, Pierre Juneau et Philéas Racette.
 
La maison construite par Antoine Leblanc
 
Après avoir réalisé la maçonnerie de l’église du Pied-de-la-Côte, de 1783 à 1784; celle de la chapelle Cuthbert, à Berthier, en 1786; celle d’une maison en face de l’église du Pied-de-la-Côte, en 1787, le maçon Antoine Leblanc, établi au Pied-de-la-Côte, construisit au nord-est de l’Ormière, en 1788, la maison connue sous le nom de le Sabot qui existe encore.
 
Les deux maisons construites par Pierre Juneau
 
Après avoir travaillé à la construction d’un presbytère en pierre, à côté de l’église du Pied-de-la-Côte, en 1811, et avoir construit durant la période de 1815-1820 deux maisons pour les frères Charles et Louis Lebrun, de chaque côté de la route Lebrun, dont une, celle de Jean-Marie Lebrun (sise au 204, Pied-de-la-Côte), existe encore, quoique recouverte de stucco, le maçon Pierre Juneau, établi au Trompe-Souris, construisit au début des années 1830, sur le territoire de Saint-Justin, deux maisons en pierre à deux étages, aujourd’hui disparues, la première pour lui-même et l’autre pour le commerçant Pierre Lemerise.
 
La maison de Pierre Juneau était située au Trompe-Souris sur la terre portant le ? 37 où il n’y a plus aucune construction de nos jours. Située entre celle de Léonard Toupin (550, Clément) et celle de Raymond Toupin (600, Clément), elle disparut vers 1870. Celle de Pierre Lemerise était localisée dans les environs de la maison de Justin Alarie (700, Gagné) et disparut vers 1855.
 
Les quatre maisons construites par Philéas Racette
 
Chargé de l’exécution de la maçonnerie de l’ancienne église de Saint-Justin, en 1860-1861, le maçon Philéas Racette construisit à Saint-Justin quatre maisons de pierre : en 1862 : un presbytère, démoli en 1891, situé à l’emplacement du presbytère que nous avons connu; en 1863 : la maison Louis Gagnon (32’ X 28’) qui existe encore au 590, Duchesnay; également en 1863 : la maison Antoine Gingras (42’ X 30’, avec cuisine de 20’ X 18’) localisée sur la terre de Paul Brissette, au nord-est de l’Ormière (rue Gagné), au sud de l’usine d’embouteillage de l’Eau minérale Saint-Justin, disparue vers 1885; en 1864 : la maison Norbert Ducheny (36’ X 30’, avec cuisine de 20’ X 18’), autrefois propriété de Léonard Lafrenière, incendiée en 1989.
 
Clément Plante, 6 décembre 2013

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